HOLY GAMES

8 Juin


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L’’été 2024 sera marqué par les Jeux Olympiques de Paris.
Mais au collège, les Holy Games  ont déjà commencé !
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Chaque lundi et mardi midi des élèves se retrouvent en salle pastorale pour 11 séances d’entraînement intensif. 20 minutes pour discuter d’une vertu :

Joie, Persévérance, Confiance, Humilité, Prudence, Force,

Justice, Tempérance, Excellence, Amitié et Sacrifice.

Pour chaque thème il y a un modèle de saint à suivre et de grand champion olympique qui évoquent la vertu du jour . Pour le premier thème la Joie nous avons commencé avec saint Philippe Néri surnommé « l’Apôtre de la joie » et Teddy Riner qui dit : « J’étais très attentif à la joie et au bonheur partagé ». Puis les jeunes doivent décider ce qu’ils veulent vivre aujourd’hui dans la joie et s’y astreindre . Nous commençons donc un marathon spirituel. Comme Jean-Paul II disait : « Rendons grâce à Dieu pour le don du sport dans lequel l’homme exerce le corps, l’intelligence, la volonté en reconnaissant dans ces capacités tout autant de dons de son Créateur. »

Les JO en bref …

L’histoire des Jeux remonte à l’Antiquité et prend ses racines en Grèce il y a environ 3000 ans. Des concours sportifs organisés à Olympie avaient lieu tous les quatre ans et ont pris le nom de Jeux Olympiques. La période de quatre années séparant les éditions de ces Jeux Antiques était nommée Olympiade et servait à l’époque de système de datation: le temps ne se comptait pas en années, mais en Olympiades.

 En 1894, Pierre de Coubertin lance son projet de rénovation des Jeux Olympiques et fonde le CIO : Comité International Olympique. En 1896 a lieu la célébration d’ouverture des premiers Jeux de l’ère moderne, à Athènes. L’’instauration des Jeux olympiques d’hiver date de 1924 à Chamonix.
 Le père Henri Didon, dominicain atypique aux idées novatrices croyait à l’éducation par le sport. Moins connu que Pierre de Coubertin dont il était l’ami, c’est lui qui est à l’origine de la devise olympique :« Plus vite, plus haut, plus fort – ensemble ».
 Les anneaux olympiques au nombre de cinq sont imbriqués et colorés en bleu, jaune, noir, vert et rouge sur un fond blanc. Ce symbole est créé à l’origine en 1913 par Coubertin. Les anneaux représentent les cinq continents : Europe, Asie, Afrique, Amérique et Océanie unis par l’Olympisme.
La flamme olympique est l’un des symboles forts des Jeux olympiques. Elle s’inspire de la coutume des jeux grecs de l’Antiquité, où le feu sacré brûlait en hommage aux dieux. Aujourd’hui, la flamme représente la paix, l’amitié et l’unité entre les peuples.
Valeurs olympiques : amitié, respect, excellence.
Valeurs paralympiques : détermination, égalité, inspiration et courage.

LA PERSÉVERANCE
« Celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, celui-là sera sauvé » (Mt 10,22)

perseveranceCe lundi, avec les Holy Games nous avons abordé le thème de la persévérance. Savoir se relever après un échec, après une défaite. Continuer toujours, et savoir que chaque pas est une victoire. C’est ainsi que l’on grandit et qu’on atteint son objectif.
Nous avons parlé de Saint Sébastien, saint patron des athlètes qui par sa vie chargée de supplice manifesta une grande résistance à la souffrance physique et morale.
Nous avons parlé d’un grand champion : En 2015 la saison d’Usain Bolt (Athlète jamaïcain, 8 titres olympiques entre 2008 et 2016) est rythmée par de nombreuses blessures, mais il a confié sur twitter sa confiance dans le Seigneur en citant ce passage de la bible :« Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort je ne crains aucun mal car tu es avec moi ».Le sprinteur n’ a jamais abandonné et par la foi, il a continué à travailler jusqu’à la victoire. Il écrivait sur instagram : « Mes amis, même s’ils vous disent que toutes les chances sont contre vous, n’abandonnez jamais. Battez vous et continuez à croire dans les capacités que Dieu vous donne ».
Enfin nous avons été très touchés par la volonté incroyable de Gabriela Andersen-Schiess lors de la fin du premier marathon féminin olympique de l’histoire.

LA CONFIANCE
« Ne crains rien, car je suis avec toi;
Ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu;
Je te fortifie, je viens à ton secours,
Je te soutiens de ma droite triomphante. »
(Esaïe 41)

confianceLa confiance se mérite, elle est réciproque mais surtout elle n’a pas de prix. Quand on dit que l’homme a été crée à l’image de Dieu cela veut dire que Dieu fait confiance à l’Homme et que l’Homme est fait pour faire confiance à Dieu en retour.
Ce thème a porté en exemple la Sainte Vierge Marie (sainte patronne des cycliste!) qui a dit OUI à l’ange lorsqu’il lui a annoncé qu’elle deviendrai la mère de Jésus. Elle a fait confiance au Seigneur et devient ainsi un modèle de confiance pour nous.
Puis ,nous avons découvert les vies de Marie-Amélie Le Fur, athlète handisport, 8 fois médaillées d’or et présidente du comité paralympique et sportif français et Stef Reid également médaillée olympique. Des vies extraordinaires, une grâce dans la souffrance, une résilience et une confiance incroyable en la vie.

L’HUMILITÉ
« L’humilité et la tendresse ne sont pas les vertus des faibles
mais des forts qui n’ont pas besoin de maltraiter les autres
pour se sentir importants. »
Pape François

Lors de notre parcours Holy Games nous avons vu qu’être humble c’est avoir conscience de ses limites, rester modeste sans fausse apparence. Nous avons compris que parfois les honneurs et les succès conduisent à humilier les autres et que cela entache la victoire. L’humilité c’est savoir reconnaître ses talents, les faire fructifier et admettre qu’ils sont d’abord un don de Dieu.
« J’ai conscience d’avoir de la chance, d’être un privilégié, et tous les jours je remercie Dieu pour le don qu’il m’a fait. Tous les jours !  C’est vraiment important. » Robert Pires, Champion de Monde de Football 1998
Les jeunes ont pris une bonne résolution : A partir d’aujourd’hui je vais toujours féliciter mon adversaire, que ce soit après une victoire ou une défaite.

LA PRUDENCE
« Les hommes sont passionnés, et nous avons besoin de pouvoir dire :
Arrête toi, et réfléchis ! Il n’est pas si facile d’être prudent. »
Pape François

st-ignce-loyola-2A travers la vie de Saint Ignace de Loyola nous avons abordé la belle et grande vertu de Prudence.
Se préparer, anticiper un événement, prévoir, c’est faire preuve de prudence. C’est aussi savoir discerner : percevoir les choses, savoir faire un choix inspiré par l’Esprit, un choix pour suivre la volonté de Dieu, sans se laisser emporter par ses émotions, par ses intérêts personnels. Dialoguer avec son équipe avant de se lancer dans une compétition, c’est faire preuve de prudence, tout comme se préparer mentalement avant une épreuve à l’image de Simon Biles (grande gymnaste qui a remporté 7 médailles olympiques et 25 championnat du monde)
La prudence est souvent évoquée dans la Bible, c’est une qualité, une vertu qui se met au service des autres vertus : la force, la justice et la tempérance.

LA FORCE
« Chaque chrétien est appelé à devenir un bon athlète du Christ,
c’est-à-dire un témoin fidèle et courageux de son Evangile.
Mais pour réussir en cela, il est nécessaire
qu’il persévère dans la prière, qu’il s’entraîne à la vertu,
qu’il suive en tout le divin Maître.
En effet, c’est Lui le véritable athlète de Dieu ;
le Christ est l’Homme le plus fort. »
Pape François

jp2-sportNous travaillons la Force  avec saint Jean Paul II surnommé le sportif de Dieu et Lewis Hamilton 7 fois champion du monde F1 et qui dit : “Dieu me donne la force et la connaissance pour pouvoir parler et me battre pour ce en quoi je crois”. Lewis a un petit frère handicapé atteint d’une paralysie cérébrale. Sa déclaration sur la force que Dieu lui donne trouve un écho profond dans l’inspiration que son frère handicapé lui insuffle. Il dit à propos de lui : “C’est l’une des meilleures personnes que je connaisse, et je crois que tout le monde dans l’univers de la F1 reconnaît que c’est quelqu’un d’incroyable. Il est merveilleux, très mûr pour son âge. Il m’apprend beaucoup de choses, bien que je sois son grand frère et que ce devrait être l’inverse, en principe”.
La force n’est donc pas une affaire de gros muscles !
Nous parlons de la force de l’Esprit-Saint qui renforce notre volonté et nous permet de combattre nos inquiétudes et nos peurs.
La résolution du jour : Je n’oublie pas que, dans les bons moments comme dans les épreuves, je puise ma force dans le Seigneur.

« Il donne de la force à celui qui est fatigué et
il multiplie les ressources de celui qui est à bout »Esaïe 40:29


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LA JUSTICE

Aujourd’hui ,nous avons parlé de la justice. Les Jeux Olympiques et Paralympiques sont l’occasion d’un moment de paix et de fraternité. Même et surtout durant la compétition, l’harmonie et le respect des règles doivent régner. La fin ne justifie pas les moyens, pas question de tricher pour gagner !
« Le sportif qui souhaite être fidèle à l’Évangile doit rester juste et intègre. »
Il doit maîtriser ses émotions, ne pas céder à la tentation pour tenter de gagner, afin que le jeu reste juste pour tous. Nous avons découvert la vie de Saint Jean Bosco qui s’occupait des enfants de la rue à Turin et qui les a toujours invités à pratiquer le sport comme moyen idéal pour apprendre les règles et la socialisation.

Seigneur, que ma pratique sportive soit conforme à ta volonté.
Là où est la peur, que je mette la confiance
Là où est la division, que je mette la communion
Là où est la tricherie, que je mette l’honnêteté
Là où est la tristesse, que je mette la joie.
O Seigneur, que je ne cherche pas tant à gagner
qu’à bien jouer, à profiter qu’à partager,
à être apprécié qu’à valoriser mon partenaire.
Comme dit saint François,
c’est en se donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on se retrouve.

LA TEMPÉRANCE

Pas très à la mode dans notre société mais pourtant bien essentielle la tempérance nous invite à vivre avec une certaine retenue, à une maîtrise de soi-même pour éviter les comportements débordants voire de mauvais goût. Le pape François nous le rappelle : la tempérance c’est un peu comme la sobriété heureuse.
Et c’est une qualité régulièrement louée dans la Bible, ainsi dans l’Ecclésiastique :
« Ne vous abandonnez pas dans votre puissance aux mauvais désirs de votre cœur »

Nous avons entendu le témoignage de David Alcidiade (Ancien joueur du FC nantes)  qui parle du réconfort qu’il trouve dans la Bible lors de ses moments durs, notamment lors de graves blessures. “Désormais, j’ai une meilleure vision du succès. Quand j’étais plus jeune, le foot prenait beaucoup de place dans ma vie, aujourd’hui il ne doit pas devenir mon essentiel. Mon identité ne repose pas dans mes performances, dans le football, mais en qui je suis en Christ. Demain, si je gagne un match, c’est super, gloire à Dieu ! Mais si je vais perdre un match, eh bien, gloire à Dieu quand même ! Je serai déçu et frustré mais je sais que Jésus me donne beaucoup plus qu’un match gagné ou perdu.”
La résolution du jour : Je m’engage à ne pas contester les décisions de l’arbitre lorsque je joue.

L’EXCELLENCE

C’est LE moment, celui que le sportif attend. Il a investi toute son énergie, ses capacités, pour atteindre voire dépasser la performance souhaitée, celle qui le fera peut-être gagner. Au milieu des autres, le sportif tente de repousser ses propres limites, la compétition fait naitre l’émulation, chacun apporte à l’autre une nouvelle inspiration pour tenter de se surpasser. La compétition sportive, c’est le moment où on cherche à égaler l’autre, vaincre les obstacles et atteindre le but fixé, c’est le moment où on désire l’excellence.
Nous avons découvert la vie de Guido Schaffer, (1974-2009) reconnu vénérable par l’Église c’est à dire en cours de béatification. Guido était médecin avant de devenir séminariste catholique brésilien. Il était passionné de surf. Sa vie a été marquée par son désir constant d’excellence dans sa foi et sa pratique du surf. Il était connu pour son comportement exemplaire, sa discipline et son dévouement sans faille. Guido Schäffer consacrait une grande partie de son temps à aider les plus démunis, montrant une générosité et une compassion remarquables. Il est décédé à l’âge de 34 ans lors d’un accident de surf, mais son héritage d’excellence et de service désintéressé continue d’inspirer de nombreuses personnes.

« Même au milieu de la foule,
nous pouvons être sur le chemin qui conduit à la perfection.
L’obéissance est le chemin le plus court conduisant à la perfection. »

Saint Philippe Néris

LE SACRIFICE

La pratique sportive est le lieu par excellence de l’apprentissage du sacrifice. Se sacrifier pour l’équipe, ou même en vue d’une compétition individuelle, c’est renoncer à quelque chose de précieux ou d’important dans le but de réaliser un objectif plus élevé, de servir une cause plus grande. Cela implique des efforts, des renoncements et un engagement profond en cohérence avec l’esprit d’équipe et les objectifs fixés.
« Au cours des récents Jeux olympiques, nous avons admiré les performances de grands athlètes, qui, pour parvenir à ces résultats, se sont sacrifiés pendant des années, chaque jour.
Telle est la logique du sport, en particulier du sport olympique ; et telle est aussi la logique de la vie : sans sacrifices, on n’obtient pas de résultats importants, ni d’authentiques satisfactions.»
Jean Paul II, Jubilé des sportifs, 2000

Nous avons continuer de cheminer sur cette notion avec l’exemple de Saint Maximilien Kolbe qui est allé au bout du sacrifice en offrant sa propre vie : Prêtre franciscain enfermé au camp de concentration d’Auschwitz en 1941, il se sacrifia et prit la place d’un père de famille qui devait être envoyé à la mort avec 10 autres hommes.

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Publié par Pauline DE PARSEVAL